(2009, Jacques Rivette)
Cracher sur la Nouvelle Vague, c'est devenu si facile qu'on finit par s'interroger sur les motifs d'une telle haine. Aussi, une mise au point s'impose afin de faire la part des choses, surtout lorsque l'on se farcit le dernier film de papy Rivette. Bien que de nombreux cinéastes tels que Godard, Chabrol, Rivette ou Rohmer (par ailleurs tous d'anciens critiques des Cahiers du Cinéma, signalons-le) aient souhaité régénérer la puissance du texte et du scénario, les temps ont changé et, désormais, ça ne passe plus. Ras-le-bol des dialogues trop chiants parce que trop littéraires, de cette réalisation affreusement plate, de ces scénarios écrits sur des nappes de restaurant, de cette prétention intello à deux balles, et surtout, de ce désespérant je-m'en-foutisme en terme de mise en scène... Ici, même si Rivette a calmé ses ardeurs pour ce qui est de la durée (son film le plus long fait 12h50 !), les 80 minutes de ce nouveau film semblent faire le triple. Le cinéaste ne dit rien, ne filme rien, ne raconte rien sur rien, un peu comme s'il appuyait sur le bouton "play" d'un caméscope, et revenait un quart d'heure plus tard pour arrêter la scène... Une question se pose alors : pourquoi Rivette fait-il du cinéma ? @
Voici le système de notation employé sur ce blog :
@@@@@ => Chef-d'œuvre !
@@@@ => Excellent film, à ne surtout pas manquer. On frôle la perfection.
@@@ => Très bon film, brillant et réussi, même si la réussite totale n'est pas au rendez-vous.
@@ => Bon film, qui se laisse regarder avec plaisir malgré ses (nombreux) défauts.
@ => Film raté, pas terrible et pas indispensable, même si le résultat n'est pas catastrophique.
@ => Fiasco complet ou bouse totale, ça ne mérite rien d'autre que l'oubli (au mieux) ou la poubelle (au pire).
Enfin, un code couleur a été établi pour chaque film afin d'indiquer le public visé :
=> Tous publics
=> Accord parental
=> Interdit aux moins de 12 ans
=> Interdit aux moins de 16 ans
=> Interdit aux moins de 18 ans
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires sur ce blog ! Bien sûr, je vous encourage également à laisser vos critiques personnelles sur les films qui y sont présentés.
Bonne visite à tous !
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1) Avatar (James Cameron)
2) Southland Tales (Richard Kelly)
3) Inglourious basterds (Quentin Tarantino)
4) Antichrist (Lars von Trier)
5) District 9 (Neill Blomkamp)
6) Watchmen (Zack Snyder)
7) Thirst, ceci est mon sang (Park Chan-wook)
8) Mind game (Masaaki Yuasa)
9) United Red Army (Kôji Wakamatsu)
10) Brüno (Larry Charles)
Le pire film de l'année : Cyprien (David Charhon)
Le foutage de gueule de l'année : Paranormal activity (Oren Peli)
Le pétard mouillé de l'année : Un prophète (Jacques Audiard)
Le plaisir coupable de l'année : Transformers 2, la revanche (Michael Bay)
L'ovni de l'année : Repo! The Genetic Opera (Darren Lynn Bousman)
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Lovely bones
Visuellement splendide, infiniment riche, réalisée avec maestria, onirique à la puissance mille : voici un film magique et douloureux qui hantera les esprits pour très longtemps. Peter Jackson est décidément immense.
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Revolver
La parole est aujourd'hui à la défense en ce qui concerne le film maudit de Guy Ritchie, jeu de manipulation schizo et philosophique où le puzzle mental de l'intrigue s'étoffe d'une vraie réflexion sur les codes du genre.
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La neuvième porte
Faut-il se moquer du Diable ? Roman Polanski prend le risque de répondre par l'affirmative, et livre un thriller brillant, doublé d'un surprenant exercice théorique sur l'immixtion maladroite de l'imaginaire dans le réel.
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Si Conan Doyle voyait ce que Guy Ritchie a fait de son héros british, il danserait la Macarena dans sa tombe. On n'était pas contre une modernisation de l'œuvre originale, mais là, ça part dans tous les sens pour rien.
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La loi et l'ordre
Quand est-ce que les producteurs comprendront que prendre deux stars et en faire l'accroche commerciale d'un projet déjà bien pourri à la base, ça ne sert à rien ? Visiblement, il y a encore pas mal d'incompétents...
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