2001, l'odyssée de l'espace

2001, l'odyssée de l'espace
Réalisation : Stanley KUBRICK
Production : Stanley KUBRICK
Scénario : Stanley KUBRICK, Arthur C. CLARKE
Avec : Keir DULLEA, Gary LOCKWOOD, William SYLVESTER, Douglas RAIN, Sean SULLIVAN, Vivian KUBRICK...

Année de production : 1968
Pays : Royaume-Uni/Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Durée : 2h24
Public : Tous publics

Histoire : A l'aube de l'Humanité, dans le désert africain, une tribu de primates subit les assauts répétés d'une bande rivale, qui lui dispute un point d'eau. La découverte d'un monolithe noir inspire au chef des singes assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, il passe à l'attaque et massacre ses adversaires. Le premier instrument est né. En 2001, quatre millions d'années plus tard, un vaisseau spatial évolue en orbite lunaire au rythme langoureux du "Beau Danube Bleu". A son bord, le Dr. Heywood Floyd enquête secrètement sur la découverte d'un monolithe noir qui émet d'étranges signaux vers Jupiter. Dix-huit mois plus tard, les astronautes David Bowman et Frank Poole font route vers Jupiter à bord du Discovery. Les deux hommes vaquent sereinement à leurs tâches quotidiennes sous le contrôle de HAL 9000, un ordinateur exceptionnel doué d'intelligence et de parole. Cependant, HAL, sans doute plus humain que ses maîtres, commence à donner des signes d'inquiétude : à quoi rime cette mission et que risque-t-on de découvrir sur Jupiter ?

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Critique : Surpris, l'explorateur de l'espace s'arrêta dans sa lente progression. Cette statue sur la Lune, de quoi s'agissait-il, que pouvait-elle signifier dans chacune de ses parties ? Qui l'avait placée là ? Depuis quand ? L'homme fit un pas et l'examina attentivement. Très loin de là, dans une autre galaxie, on commençait à recevoir le message. Cet homme venu de la planète Terre était parvenu jusqu'à cette lointaine sentinelle, placée en ce lieu depuis des millions d'années par quelque super-civilisation qui devait être avertie de sa venue. L'être humain avait acquis toutes les connaissances suffisantes pour sortir de son monde à lui, de sa propre galaxie. Elle devait en être prévenue, et c'était chose faîte... Tel est, dans ses grandes lignes, l'argument principal de ''La Sentinelle'', récit d'Arthur C. Clarke dont Stanley Kubrick s'est inspiré pour son plus grand film.

Pour le cinéma, c'est indéniablement une date historique... Depuis 1968, il y a ''avant'' et ''après'' 2001, L'ODYSSEE DE L'ESPACE. Les superlatifs et les adjectifs élogieux ne sauront rendre compte en présence d'un tel film de sa beauté, de sa plénitude. Chef-d'½uvre de la science-fiction, et aussi chef-d'½uvre de l'histoire du cinéma et de notre temps. Oeuvre belle indiscutablement, mais également une enquête méthodique, passionnante et passionnée, essai cinématographique sur l'avenir de l'humanité. Et qui a le souci de se fonder sur les connaissances que l'homme a réunies au stade présent (pour 1968) de sa civilisation... En dépit d'une date de péremption déjà dépassée, 2001, L'ODYSSEE DE L'ESPACE ne ressemble pas à une antiquité ou à une anticipation frelatée du futur. De l'influence d'un mystérieux monolithe sur une tribu de primates à la révolte du super-ordinateur HAL contre des astronautes, Stanley Kubrick livre un space-opera toujours aussi impénétrable, plus de quarante ans après sa réalisation, en traçant le destin d'une espèce humaine sous l'influence d'une intelligence supérieure extraterrestre.

Kubrick ayant choisi de se concentrer sur le réalisme le plus absolu et d'éviter l'aspect fantaisiste de la SF hollywoodienne, son film repose avant tout sur des données scientifiques et des hypothèses plus ou moins avérées sur la place de l'homme dans l'univers. Mais il va encore plus loin qu'un simple voyage spatial. Ici, nous assisterons à l'évolution de l'humanité : des préhominiens à la découverte de l'intelligence à sa transformation en ''surhomme'', créature aux moyens illimités dans ce qu'il est capable de ''faire'' et qui va du même coup, peut-être, accéder ainsi à une connaissance illimitée, celle de l'être. Le tout visualisé à travers le plus grand et le plus fabuleux déploiement de moyens techniques et artistiques : transparence, maquettes, modèles réduits, effets spéciaux d'une perfection rarement égalée, musique classique splendide... Tout ceci confère au film un incroyable pouvoir de fascination.

Le film se divise en trois parties... Première partie : ''L'aube de l'humanité''. Nous sommes à l'époque de la préhistoire. Des paysages immenses, étendus, sans vie. Des anthropoïdes jouent, fouillent à la recherche de nourriture. L'un d'eux est attaqué par un fauve et tué sans même avoir tenté de se défendre. Message reçu : l'homme en est à ses débuts, il ne connaît pas l'outil, source de toute création matérielle, composante essentielle de la nature humaine... Plus tard, certains anthropoïdes occupent un point d'eau. Ils sont vite rejoints par un deuxième groupe qui, grâce à leurs cris, les chassent de cet endroit. Apeuré, le premier groupe trouve refuge dans un cratère. Au matin, ils découvrent un monolithe noir dans le cratère. D'abord effrayés, ils s'approchent et le touchent. L'un d'eux trouve un os par terre, et décide alors de s'en servir comme d'une arme afin de reprendre son territoire...

En un quart d'heure de film, la création de l'outil et de la violence (ce qu'ORANGE MECANIQUE prouvera par la suite...) signifiera le passage du singe à l'homme. Un nouveau stade d'évolution est atteint. Et chaque nouveau stade d'évolution sera atteint à chaque nouvelle apparition de ce monolithe noir, signe précurseur. Personne n'a pu oublier l'ellipse narrative géniale, qui transforme un os d'anthropoïde tournoyant dans les airs en vaisseau en route vers la Lune. Plusieurs millions d'années de l'existence du monde ont volé avec l'os. Ces millions d'années sont comme un seul instant : elles ne comptent pas... Sur la Lune, un monolithe noir vient d'être repéré, enfoui sous plusieurs kilomètres depuis des millénaires. En s'approchant, une puissante onde sonore émet en direction de Jupiter. Nouvelle rencontre, nouveau stade atteint. Le tout dans une scène où la musique de Ligeti, déjà présente au début du film, résonne de façon angoissante, comme pour illustrer notre attirance cachée pour l'insondable et l'inconnu.

Deuxième partie du film : ''Mission Jupiter''. Le vaisseau ''Discovery'' se dirige vers Jupiter. A bord, deux astronautes (Bowman et Poole), trois scientifiques et un super-ordinateur HAL 9000 qui contrôle la vie du vaisseau. Le voyage est d'une monotonie effrayante, et seuls le sport et quelques parties d'échecs procurent un peu de détente. HAL détecte une anomalie sur le vaisseau. Une information erronée. Comment est-ce possible ? Il en sait plus que les pilotes. Il connaît ce pourquoi il a été programmé, sa mission, que les pilotes ignorent. Il sait ce qui va arriver, il doit désormais empêcher la mission d'aboutir... Poole et les scientifiques sont tués, mais Bowman débranche HAL à temps. Le voilà qui s'anéantit, réduit à l'impuissance. Questionnement sur la nature humaine, et sur les rapports entre l'homme et la machine. En développant une pensée autonome, l'ordinateur HAL devient humain, donc paranoïaque et vulnérable. Par sa voix implorante, il exprime sa peur de mourir, d'être ''assassiné''...

La troisième partie du film (''Jupiter... et au-delà de l'infini'') marque l'aboutissement du voyage de Bowman. Le héros retrouve le monolithe noir qui flotte entre les lunes de Jupiter, tente de s'en approcher. Mais quelque chose se passe tout à coup. L'écran s'emplit de lumières qui se fondent, unissant l'espace et le temps. Le pilote souffre, il s'épuise, en attendant l'achèvement de cette course vers les étoiles... Le revoilà, dans une étrange chambre meublée, se voyant à divers âges. Sans doute s'agit-il d'un nouvel apprentissage qui lui est imposé. Plus le héros vieillit, plus il acquiert de connaissances. Pas n'importe lesquelles, mais celles qui nous sont essentielles et dont nous ne savons rien. Jusqu'à l'apparition ultime et silencieuse du monolithe. Réduit à un rien, l'homme se transforme, devient étoile, puis f½tus lumineux à travers l'espace en direction de la Terre. A nouveau résonne, triomphale, l'ouverture majestueuse de Richard Strauss... Ainsi commence, pour Kubrick, l'ère du ''surhomme''. L'homme a toujours cherché le ''comment'' des choses, c'est le ''pourquoi'' qui lui est révélé...

L'optimisme de Kubrick passe-t-il par une vision déiste de l'univers ? Cette puissance bienveillante peut aussi bien émaner d'une intelligence extraterrestre qui aurait décidé d'aider l'homme à accéder lui aussi à une nouvelle forme de vie. Mais toute hypothèse est envisageable... 2001 est donc l'½uvre d'un auteur qui s'est toujours interrogé sur l'homme et sa destinée, qui ne souhaite pas apporter de réponse mais qui laisse son spectateur libre de s'interroger. Une ½uvre d'une modernité éternelle, où l'aventure sidérale se mue en une fascinante réflexion métaphysique. Un film qui vous embarque dans un voyage vers l'infini. Là où notre place dans l'univers peut trouver une interprétation, une raison, un sens... Si ça c'est pas du grand cinéma, alors que le ciel nous tombe sur la tête ! Mon film préféré. Pour toujours.

Note : @@@@@

# Enviado el jueves 07 de junio de 2007 13:58

Modificado el domingo 16 de noviembre de 2008 15:50

Agents secrets

Agents secrets
Réalisation : Frédéric SCHOENDOERFFER
Production : Eric NEVE
Scénario : Frédéric SCHOENDOERFFER, Olivier DOUYERE
Avec : Vincent CASSEL, Monica BELLUCCI, André DUSSOLLIER, Charles BERLING, Bruno TODESCHINI, Ludovic SCHOENDOERFFER, Gabrielle LAZURE, Najwa NIMRI, Eric SAVIN, Sergio PERIS-MENCHETA, Serge AVEDIKJAN...

Année de production : 2003
Pays : France
Genre : Espionnage
Durée : 1h49
Public : Tous publics

Histoire : Un groupe de quatre agents secrets français dirigé par le capitaine Brisseau est chargé par la DGSE d'une opération de sabotage au Maroc. Le but apparent de la mission est d'initimider un homme d'affaires russe et de stopper ses livraisons d'armes aux rebelles angolais en sabotant son cargo. Malgré les menaces de certains agents américains, Brisseau et sa collègue Lisa font sauter le navire. A leur retour en France, Lisa est arrêtée pour trafic de drogue. Mais tout cela cache en réalité une machination beaucoup plus complexe...

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Critique : Ne pas s'attendre à un James Bond français. Car, si l'univers des agents secrets a déjà été adapté au cinéma, on ne l'a jamais vu comme le montre aujourd'hui Frédéric Schoendoerffer. Déjà acclamé pour son premier film SCENES DE CRIMES, ce cinéaste avait réussi à se démarquer des productions hollywoodiennes et des polars télévisuels français par un alliage remarquable de réalisme et de froideur. On s'attendait donc à un film qui dévoilerait enfin le milieu des agents secrets tel qu'il existe dans le monde d'aujourd'hui, avec tout ce que cela suppose de suspense et de faux-semblants. Mission pleinement accomplie, car AGENTS SECRETS est une réussite qui risque de satisfaire aussi bien les amateurs de films sociaux que les aficionados du cinéma de genre.

Inutile de le nier après avoir vu le film : les agents secrets existent pour de vrai, et leur travail n'a strictement rien d'une partie de plaisir. Bye-bye les filles dénudées, les voitures gadgetisées et les vodkas martini, bienvenue dans un monde dangereux où les uns trahissent les autres, où les gouvernements sont prêts à tout pour sauvegarder les intérêts de leur pays, où les agents sont lâchés, voire éliminés, au nom de la raison d'Etat, pour des raisons qui leur sont souvent inconnues.

L'habileté de Schoendoerffer aura été de ne pas critiquer directement cet univers impitoyable. Le cinéaste minimise les dialogues autant que possible, utilise une mise en scène froide et distante qui laisse libre cours à l'interprétation, et filme une sorte de ballet silencieux et volontairement déprimant où les regards font autant d'effet qu'un coup de poing dans le visage. Pour ce qui est du cinéma de genre, le film ménage de surprenants rebondissements et l'intrigue demeure parfaitement limpide d'un bout à l'autre du récit. Dans les rôles principaux, Vincent Cassel et Monica Bellucci sont exceptionnels, ce qui n'est plus une nouveauté. Leur ''couple'' donne au film le facteur humain indispensable au film, sans quoi celui-ci aurait autant de coeur et de consistance qu'un banal documentaire d'Arte.

Note : @@@

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# Enviado el jueves 07 de junio de 2007 13:58

Modificado el jueves 29 de mayo de 2008 08:58

The blackout

The blackout
Réalisation : Abel FERRARA
Production : Edward R. PRESSMAN
Scénario : Abel FERRARA, Marla HANSON, Christ ZOIS
Avec : Matthew MODINE, Béatrice DALLE, Claudia SCHIFFER, Dennis HOPPER, Sarah LASSEZ, Steven BAUER...

Année de production : 1997
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame
Durée : 1h38
Public : Interdit aux moins de 16 ans

Histoire : La descente aux enfers de Matty, l'un des acteurs les plus célèbres du monde. Venu à Miami pour demander la main d'Annie, avec laquelle il partage sa vie depuis cinq ans, il est complètement imbibé d'alcool et de drogue. Il va vivre une nuit d'horreur qui va provoquer un blackout, une amnésie partielle. Dix-huit mois plus tard, alors qu'il participe a une thérapie de groupe des Alcooliques anonymes, à New York, et qu'il vit à present avec une jeune et belle actrice, il décide de retourner à Miami pour retrouver la piste d'Annie, et tenter de recouvrer la mémoire...

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Critique : Pour ceux qui connaissent (et apprécient) le cinéma d'Abel Ferrara, THE BLACKOUT crééra à coup sûr la surprise. Déjà pour un film bien moins dérangeant et extrême que les précédents. Ensuite, pour la présence du top-model Claudia Schiffer dans un des rôles principaux. Notons que les fans de cette dernière risquent d'être déçus : sa présence à l'écran n'excède pas les quinze minutes, et aucune scène un peu chaude n'a été recensée dans le film, contrairement à ce que l'affiche du film, assez mensongère, pourrait laisser supposer...

Mais bon, revenons au film... THE BLACKOUT illustre la descente aux enfers d'un acteur vivant dans un monde de débauche. L'habileté de Ferrara est de restituer à merveille l'état d'esprit du personnage sans utiliser d'artifices clippesques. Une musique hypnotique et quelques superpositions d'images suffisent amplement à créer le vertige. Matthew Modine offre une intensité incroyable à ce personnage paumé et tragique, aux côtés d'une Béatrice Dalle de plus en plus sensuelle. Leur ''couple impossible'' est la pierre angulaire de cette histoire étonnante. Néanmoins, est-ce que le film donne l'impression de se répéter en illustrant un univers déjà vu mille fois au cinéma ? C'est souvent le cas, en effet, même si la sensibilité du cinéaste, son goût pour la transgression et sa capacité à émouvoir dans les moments les plus difficiles parviennent à faire la différence. Reste que l'on a connu Abel Ferrara plus inspiré, et qu'il serait préférable de le revoir s'attaquer à des projets plus ambitieux...

Note : @@

# Enviado el jueves 07 de junio de 2007 14:00

Modificado el jueves 09 de abril de 2009 12:49

Une vérité qui dérange

Une vérité qui dérange
Réalisation : David GUGGENHEIM
Production : Lawrence BENDER, Scott BURNS, Laurie DAVID,
Scénario : David GUGGENHEIM

Année de production : 2006
Pays : Etats-Unis
Genre : Documentaire
Durée : 1h30
Public : Tous publics

Histoire : L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire : un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières. Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables, et nous seuls pouvons encore l'éviter. David Guggenheim a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, l'ancien vice-président Al Gore, qui sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise...

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Critique : Contrairement à la Maison-Blanche, apparemment inconsciente des vrais dangers qui menacent la planète, le cinéma américain aborde de plus en plus souvent les thèmes les plus contemporains, en l'occurence le trafic d'armes, le commerce pétrôlier... mais aussi le réchauffement climatique, comme le montre ce documentaire de David Guggenheim. Oscar 2007 du meilleur documentaire, UNE VERITE QUI DERANGE porte bien son titre : les faits qui nous sont présentés avec autant de lucidité touchent si profondément qu'ils ne peuvent qu'inciter à changer nos petites habitudes. Sur le fond, le film est donc inattaquable. Sur la forme, ça reste néanmoins assez discutable...

Le film suit donc l'ancien vice-président Al Gore dans son combat contre le réchauffement de la planète, et retrace l'intégralité d'une de ses conférences argumentées. L'homme est convivial, parfois drôle, toujours convaincant et agréable à écouter. Mais était-ce vraiment nécessaire d'alterner les images de la conférence avec celles, plus personnelles, sur le parcours politique d'Al Gore ? Beaucoup de problèmes sont évoqués (la perte de son fils, le cancer de sa soeur, le vol de son élection par Bush...), mais leur relation avec le sujet du film est pour le moins assez ambigue. Que cherche-t-il à nous dire ? Que s'il avait été président, il aurait signé le protocole de Kyoto et aurait été capable de devenir un président exemplaire ?

Cette impression de ''publicité personnelle'' reste un sérieux handicap pour un film qui se réclamait comme étant un modèle d'objectivité. D'un autre côté, peut-être était-ce le seul moyen de montrer le parcours d'un homme déterminé à communiquer aux autres sur les menaces directes pour les générations à venir... Quant au cinéma, il est vraiment regrettable que le film ressemble davantage à une gigantesque présentation PowerPoint qu'à un brûlot intelligent sur les dangers qui menacent notre planète. Trop de démonstration, pas assez de cinéma : il est difficile de croire qu'un tel documentaire puisse se retrouver dans les salles obscures. Un simple passage télé aurait très bien fait l'affaire.

Note : @@

Bande-annonce : cliquez ici
Site internet : www.criseclimatique.fr

# Enviado el jueves 07 de junio de 2007 14:31

Modificado el viernes 08 de mayo de 2009 17:34

Brice de Nice

Brice de Nice
Réalisation : James HUTH
Production : Eric ALTMEYER, Nicolas ALTMEYER
Scénario : Jean DUJARDIN, James HUTH, Carine ANGELI
Avec : Jean DUJARDIN, Clovis CORNILLAC, Bruno SALOMONE, Elodie BOUCHEZ, François CHATTOT, Alexandra LAMY, Delphine CHANEAC...

Année de production : 2005
Pays : France
Genre : Comédie
Durée : 1h35
Public : Tous publics

Histoire : Eternel ado de presque trente ans, délaissé par son père affairiste et une mère absente, Brice s'est réfugié dans une posture, un "style" avec lesquels il exprime son être essentiel, son véritable vécu intrinsèque. Il est devenu un surfeur, winner, ascendant snowboarder. Comme Bodhi, le personnage de Patrck Swayze dans POINT BREAK, Brice attend la vague, SA vague... à Nice ! Personne pourtant ne se risque à se moquer de Brice : redoutable bretteur du langage, Brice s'est fait une spécialité de "casser" tout et tout le monde par le truchement de ses réparties verbales. Car Brice de Nice le surfeur est également un grand casseur. Il fallait bien qu'un jour Brice soit rattrapé par la réalité...

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Critique : Inventé par Jean Dujardin il y a déjà quelques années, Brice est un personnage vraiment hors du commun : surfeur prétentieux qui ne sait pas nager, égocentrique hors pair et gosse élevé dans le luxe, ce type est un cas unique. Bref, toutes les caractéristiques d'un héros de cinéma ! Il est vrai que son humour et sa candeur pouvaient lui permettre de devenir le héros d'un film. C'est chose faite grâce à James Huth, réalisateur des déjantés HELLPHONE et SERIAL LOVER, qui atomise royalement les règles de la comédie française.

Beaucoup plus proche d'un WAYNE'S WORLD que d'une comédie d'Agnès Jaoui (bon d'accord, la comparaison est un peu trop poussée...), BRICE DE NICE repose entièrement sur les épaules de son acteur principal, Jean Dujardin. Celui qui s'était égaré dans des rôles piteux depuis ''Un gars, une fille'' se retrouve enfin dans un rôle à la hauteur de son talent comique. Reste la question tant redoutée : fallait-il opter pour un film à sketches qui mise tout sur l'humour trash, ou pour un vrai film doté d'un scénario bien travaillé ? Huth a finalement choisi un mix entre les deux options, et la démarche était pour le moins risquée.

Certes, il y a un scénario (pas trop mauvais), des personnages sacrément bien gratinés (Clovis Cornillac en copain aux pieds bizarres, Elodie Bouchez en surfeuse à secret, Bruno Salomone en concurrent collector...) et beaucoup de surprises, mais peu importe : c'est la fureur comique de Jean Dujardin, ses mimiques, ses gags visuels, son air candide et sa pêche communicative qui constituent l'intérêt premier de BRICE DE NICE. Sorti dans les salles obscures en 2005, le film aura finalement fait un énorme carton auprès du public. Ça vous étonne ?

Note : @@

Bande-annonce : cliquez ici
Site internet : www.bricedenice.com

# Enviado el jueves 07 de junio de 2007 14:32

Modificado el jueves 29 de mayo de 2008 09:00