Production : Sam RAIMI, Robert TAPERT
Scénario : Stuart BEATTIE, Brian NELSON, Steve NILES
Avec : Josh HARTNETT, Melissa GEORGE, Danny HUSTON, Ben FOSTER, Mark BOONE Jr, Abbey-May WAKEFIELD, Manu BENNETT, Joel TOBECK, Craig HALL, Amber SAINSBURY...
Année de production : 2006
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Durée : 1h45
Public : Interdit aux moins de 12 ans
Histoire : Alaska, de nos jours. Au coeur de l'hiver, les habitants de la paisible ville de Barrow s'apprêtent à passer, comme tous les ans, un mois sans soleil. À la suite d'une série d'évènements étranges, Eben et Stella, les deux shérifs locaux, vont découvrir l'invraisemblable vérité. Un gang de vampires a investi la ville pour l'éradiquer de tous ses habitants. Eben, Stella et un petit groupe de survivants vont alors tenter de survivre jusqu'à l'aube...
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Critique : Qu'un réalisateur souhaite ressusciter le cinéma d'horreur radical et dérangeant des années 70 est une excellente initiative. Que le film soit inspiré d'une BD sanglante laisse espérer le meilleur. Alors que le cinéma hollywoodien n'en finit plus d'aseptiser le genre en le transformant en pompe à fric formatée, les producteurs d'EVIL DEAD ont décidé de faire marche arrière en revenant aux bases du genre : la série B horrifique à l'ancienne, où le gore prédomine et où le carnage n'épargne personne, héros ou enfants. Que de promesses pour cette relecture polaire du film de vampires, un genre dont la mythologie et les codes lui assurent un constant renouvellement au fil des décennies. Mais si ce genre semble à l'abri de l'extinction, ce n'est pas une raison pour le traiter avec autant de paresse.
Les défauts du film sont nombreux, et ils sont surtout bien visibles : une atmosphère horrifique pas toujours bien retranscrite, un suspense formaté pour coller au plus près au standard hollywoodien, un casting opportuniste (avec un Josh Hartnett toujours aussi fade) et une trame narrative quasi inexistante. Mais le pire, c'est surtout cette incapacité totale à retranscrire la sensation d'attente et de terreur suspendue : pour ne pas nous égarer, le réalisateur en est réduit à jouer les guides à l'aide de cartons sur l'écran, sans jamais réussir à créer un vrai travail sur le temps et l'espace. Pour le reste, hormis quelques brillants éclats de gore, les vampires ont moins l'allure de créatures sanguinaires qui nous filerait les chocottes que de demeurés qui ricanent pour avoir l'air méchants. En définitive, au lieu de choper une trouille polaire, on doit se contenter d'un ennui hivernal et d'un spectacle mou du genou. Le simple fait d'apprendre que l'on doit cet échec au type qui a réalisé le tétanisant HARD CANDY suffit toutefois à faire frémir.
Note : @
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